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Du capitalisme…

Cet article est un extrait de :
Cotta, A., 1977, Le capitalisme, PUF, pp. 5-6

Cette appropriation [des moyens de production] divise, en effet, l’ensemble des êtres composant une société donnée en deux catégories nettement distinctes : ceux qui possèdent ces moyens (une partie) et ceux qui ne les possèdent pas. Ce clivage essentiel pousse ses prolongements dans toutes les directions. Au premiers, les entrepreneurs capitalistes, la possibilité de choisir les productions et de combiner, pour y parvenir, biens et travail, machines et ouvriers ; celle aussi du profit, revenu qui s’identifie à la différence du coût de production et du prix de vente ; celle, enfin, d’utiliser une partie ou la totalité de ce profit pour s’engager dans de nouveaux modes de production. Mais, aussi, celle de perdre leur statut en cas de décisions malheureuses. Aux seconds, une certitude, mais celle du salariat, c’est-à-dire obligation pour vivre de céder leur force de travail à un prix dont la maîtrise leur échappe presque complètement, à l’exception de quelques semi-privilégiés qui auront droit aux rentes foncières, aux intérêts et aux honoraires (les professions libérales), du moins s’ils parviennent à éviter la condition de salarié qui les menace toujours.

C’est donc, paradoxalement, l’inégalité qui préside au fonctionnement de régime capitaliste. Inégalité installée u cœur du système social et, au sein de ce système, dans le domaine économique, celui des modes de production des biens matériels et des services. Au moins deux conséquences sont inévitables. La première est dans l’influence inévitablement croissante des organisations économiques et notamment des entreprises dans le fonctionnement de tout système social. La seconde est de voir le contenu de cette discrimination s’étendre fort au-delà du seul domaine économique en se manifestant dans tous les autres aspects de la vie sociale jusqu’à développer le sentiment chez le plus grand nombre que l’évolution de la société tout entière, faite pas tous, n’est conduite et déterminée que par quelques-uns. L’appartenance à l’un des deux statuts, propriétaire des moyens de production ou non, devient alors au moins aussi important à l’acteur de la vie sociale que son appartenance aux diverses organisations. Sa vie devient, aussi, déterminée par le groupe (ou la catégorie ou la classe) social qui le contient. Et la condition de salarié est telle qu’elle peut justifier le sentiment d’une moindre participation au devenir social. L’aliénation est, alors, le prolongement affectif et social de l’exploitation matérielle et économique.

Telle est bien la caractéristique essentielle du système capitaliste : affirmer son existence et sa particularité sur la possibilité, devenue rapidement une réalité, d’une inégalité sociale majeure. Paradoxe souverain de voir une société fonder sa cohérence sur une discrimination radicale. Paradoxe jugé mortel, depuis ses débuts, par ses contestataires renouvelés qui tiennent, sous des airs à peine différents, les mêmes discours, de plus en plus redondants. Paradoxe qui n’arrête pas de durer et fait mieux que survivre puisqu’il s’affirme.

site de l’auteur (pas à jour)

Je ne sais pas trop quoi penser de ce que je viens de lire, ou en tout cas pas encore le dire. Mais je ne pouvais pas ne pas l’écrire !

Empêcher FaceBook de continuer de stocker des informations…

En fait ça fait un long moment que je ne suis plus sur FB (j’ai définitivement supprimé mon compte lorsque la version française n’était pas encore totalement en ligne).

Mais, malgré tout, je reçois encore pas mal de pourriel de leur part, et, armé de patience et de courage, je suis parti à la chasse au formulaire de contact…

J’ai trouvé ceci :

http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=database_removal

Je ne sais pas comment cela fonctionne en réalité, mais si c’est efficace, cela doit être pratique !

Donner et prendre, la coopération en entreprise

Ce coup-ci dans les critiques de livres, je vais m’attaquer au dernier livre de N. Alter, donner et prendre, la coopération en entreprise, que j’ai aussi pu me faire dédicacer par cet impressionnant chercheur en sciences sociales !Plutôt que d’en faire la critique (je ne pense pas en avoir ni les capacités, ni

Norbert Alter

les connaissances), je vais faire ici une reprise synthétisée de la conclusion (vous pouvez trouver l’introduction ici). Notez que ce qui est avancé ici n’est pas fait sans preuve et de manière gratuite, il s’agit de la conclusion de l’ouvrage (que je conseille à tous de lire) dans lequel M. Alter a mobilisé et présenté la notion de don dans les organisations pour expliquer ce qu’il a pu observer, ou vivre, du fonctionnement des organisations. Impressionnant par sa capacité de synthèse et sa clarté, ce livre se dévore, sa critique particulièrement détournée, mais néanmoins très intéressante et particulièrement efficace, du management des hommes dans les organisations aujourd’hui est jubilatoire.

Place à l’extrait !

Les échanges sociaux, à l’intérieur des organisations, représentent infiniment plus qu’un supplément d’âme associé aux activités ordinaires des salariés. Ils en définissent pour une grande part le contenu, le sens et l’efficacité.

Ils correspondent tout d’abord à un facteur d’intégration sociale et économique. En échangeant avec les autres, on construit des liens. Ces liens permettent de faire circuler [tous ce qui est nécessaire au quotidien] des informations [aux] représentations du monde, qui dépassent de loin ce que les uns et les autres doivent formellement échanger. La socialisation professionnelle ne correspond ainsi ni à la simple absorption des normes d’un métier […] ni à la « lutte de tous contre tous ». Elle repose, bien plus largement, sur la capacité à créer des liens sociaux, à y participer ou à s’en défaire, à donner et à rendre, à prendre et à trahir.

L’idée est finalement évidente : en fonction de leur nature, les liens conduisent les individus à vivre ensemble ou à s’éviter, à partager ou à se quereller. On coopère parce qu’on se sent lié ou qu’on veut se lier. On refuse de coopérer pour les raisons opposées. L’ensemble de ces petites décisions produit ce que l’on nomme les « échanges sociaux ». Ils structurent la petite société que représente une organisation parce qu’ils dépassent les seuls « états d’âme ». Ils intègrent et nourrissent les politiques de gestion. Les objectifs de qualité, [et tous les autres] rendent […] ces échanges légitimes : s’adresser à l’autre permet d’être plus compétent, mobiliser un réseau aide à comprendre un problème difficile […]. Ces différentes circonstances créent une telle imbrication entre la production des liens et la production des biens que celles-ci finissent par associer et mélanger en un tout indistinct les contraintes de production et les amitiés, les connaissances techniques et les luttes de prestige, les indicateurs de productivité et la reconnaissance sociale. Ce « tout » produit le « sentiment d’exister », le sentiment de participer à un être collectif qui articule le cognitif et l’affectif, le formel et l’émotionnel. Ce sentiment est suffisamment puissant pour que les salariés choisissent d’y sacrifier une partie de leurs ressources et d’oublier momentanément leur individualité pour découvrir leur identité collective.

La volonté de participer à cet être collectif n’empêche ni la distance, ni l’égoïsme, ni même la manipulation ou la violence. Au contraire pourrait-on dire. Mais le sentiment de pouvoir participer à un « tout » – qu’on le nomme métier, […], mission ou entreprise – l’emporte souvent sur le calcul. La répétition des changements, qui est le lot des entreprises depuis une quinzaine d’années, ne peut se réaliser sans cette ressource […] et le goût de l’engagement contribue beaucoup à [la résolution des problèmes techniques et organisationnels] car il rend les procédures intelligentes. La capacité des entreprises à définir leur fonctionnement selon une logique de processus dynamique repose sur cette volonté de partager, de s’engager et finalement de s’adonner à un objectif collectif. […]. En tout cas, le lien et le désir de faire lien absorbent quotidiennement les imperfection de la gestion de ce mouvement.

[...]

Pourtant il existe bel et bien un problème, qui tient au fait que les salariés et le management n’ont pas la même conception de l’articulation entre les liens et les biens. […] On peut distinguer deux logiques. Pour les salariés, la production de biens représente le moyen de faire lien : on ne s’associe pas à proprement parler pour mieux travailler, on s’associe pour tirer satisfaction de ce type d’échange, lequel permet de mieux travailler. Pour le management, la mobilisation représente le moyen de mieux travailler, les liens n’étant qu’un instrument au service du travail.

Ces deux conceptions opposent […] les acteurs. Les salariés souhaitent être reconnus pour leur engagement [par exemple via] des fêtes qui ridiculisent les conventions hiérarchiques. Le management accepte mal cette conception de la mobilisation parce qu’elle représente un coût [...][i]l peut dès lors percevoir cette mobilisation comme un problème et non comme une ressource, et interdire alors aux salariés de donner.

Pour échapper au caractère schématique de cette présentation du problème il faut bien saisir que le management réagit de cette manière « par principe » plus que par raison. [...]

L’observation de cette ambivalence conduit à laisser de côté deux interprétations. […] L’idée qu’il faut « mobiliser les salariés » parce qu’[ils] se trouvent naturellement enclins à la paresse et à la « résistance au changement » [qui] continue de remplir les bibliothèques de vade-mecum pour décideurs pressés est fausse. La seconde [toute aussi fausse] considère que le management manipule et exploite subtilement les salariés.

Dans les deux cas on a fait d’un problème de gestion un problème moral. Or la question n’est aucunement de savoir où sont les « paresseux » ou les « salauds », mais de parvenir à tirer parti de la volonté de donner en abandonnant les prénotions qui fondent les crispations.

[…]

[L]es salariés sont mal compris, mal gérés, et finalement mal « exploités ». Ils souhaitent donner et l’entreprise ne sait que prendre. Cette idée m’a conduit à dire que le management est trop théorique, et donc insuffisamment pratique : il ne tire pas parti des ressources qui s’offrent à lui, préoccupé qu’il est de mobiliser des ressources selon les croyances et les principes qui sont les siens et insuffisamment selon l’expérience et la raison.

[…]

Si on y réfléchit sereinement, cela suppose de « remettre le management sur ses pieds » autour de trois idées :

  • [...]les échanges sociaux représentent une richesse telle qu’il faut accepter que les salariés en consument une partie au bénéfice de la constitution de leur identité collective : cela revient finalement à un investissement ;
  • tous [« les travaux en sciences sociales »] expliquent qu’une décision n’est jamais bonne en elle-même, mais qu’elle peut le devenir en analysant ce qui la rend progressivement efficace ; ce qui revient à investir infiniment plus en aval du management et beaucoup moins en amont ;
  • enfin, il faut apprendre à célébrer les dons et les sacrifices fait par les salariés à l’entreprise ; cela revient à inverser les politiques de communication en remerciant plus qu’en sollicitant, et surtout, en faisant preuve de gratitude.

Quelques liens :

Ce que j’aurais aimé savoir en débutant le VTT

Le VTT est un sport que j’aime particulièrement, pour diverses raisons. Mais attention, ne me demandez pas de vous dire qui sont les français médaillés, qui a gagné tel ou tel machin, je n’en ai pas la moindre idée. J’aime le VTT pour ce que je ressens quand je le pratique, tant pour cette agréable sensation de bien être que les sensations, les risques que la mesure, s’il est des sports paradoxaux et complexes, (la plupart) je mets le VTT une mesure au dessus de la boxe, ou le seul paradoxe réside, pour moi, dans la violence ritualisée.

Et j’ai envie de partager avec tous les amateurs, ou futurs amateurs, de VTT, tout ce qu’il me paraît important de savoir, ou plutôt ce que j’aurais aimé savoir avant de me lancer sur un VTT il y a de cela une dizaine d’année.

Pour rendre les choses plus claires, je vais organiser mon article en trois parties inégales. Une sur l’instrument, le VTT et sa pratique, une sur le moteur, vous-même, et une plus longue sur l’équipement, qui, un jour, vous sauvera la vie !

Mais avant de débuter, une courte introduction sur le VTT, car en quelques années, de significatives évolutions ont eu lieu. En effet, quelques années en arrières, le VTT était un Vélo Tout terrain, et les pratiques n’étaient réellement « que » ce qui s’appelle aujourd’hui le Cross Country (ou XC) et la descente (aux États-Unis apparemment…).

Freins Cantilever

De freins cantilever à l’ancienne et fourche rigide, le VTT est devenu une somme monstrueuse de technologie et aujourd’hui certains développent même de l’électronique pour ajuster les pressions des amortisseurs en fonction du terrain ! (version anglaise originale). C’est bien, mais le problème, c’est que la recherche pratique a un coût, et il est élevé, de fait, trouver un bon vélo abordable est maintenant devenu très aisé, par contre, c’est sur les pièces détachées, l’équipement et l’entretien que c’est devenu relativement cher. Alors il faut parfois faire attention au VTT que l’on achète, et investir ce que l’on aura pas à dépensé pendant de nombreuses années ! En bref, il est devenu difficile de se repérer dans la quantité faramineuse de marques et de références. Le but de cet article est de vous apporter quelques éclairages pour un choix raisonné, mais aussi raisonnable !

Le VTT et sa pratique

On peut distinguer (de manière arbitraire) pour faire simple :

    VTT de XC - haut de gamme

  • Le cross country, que, dans ce classement, on pourrait traduire par randonnée. C’est la pratique de beaucoup, moi y compris, vous avez un vélo, un parcours, et vous allez vous amuser, que ce soit sur circuit en milieu naturel et faire quelques tours, que ce soit un parcours de 70 km peut importe, l’idée c’est de pédaler dans la verte !
  • La descente, sous toutes ses formes. Tout est dans le nom, on descend, vite, très vite même ! Pratique à risque et très technique pour les amateurs de sensations fortes, mais le coût d’entrée est relativement élevé.
  • Une figure en Dirt

  • Les diverses disciplines techniques et stylistiques (Dirt, Trial, Street), sur des vélos particulièrement robustes et en général très bas, (avec un look de BMX ou de motocross !) l’idée c’est de faire, dans un paysage naturel ou urbain, créé pour l’occasion ou pas, des figures toutes plus folles les unes que les autres ! Encore une fois, pour amateur de sensations fortes, et d’équilibre !

Notez qu’il existe d’autres disciplines, (cf. article de Wikipedia, vous trouverez d’ailleurs tous les liens vers les disciplines et leurs descriptions exactes !). Je n’ai pas mis de détails car il n’existe, à ma connaissance, pas de véritables différences structurelles sur les vélos.

Je vais me focaliser sur le Cross Country (XC dans la suite de l’article). D’abord parce qu’il s’agit de la pratique classique du vélo, notamment pour débuter, mais surtout parce que c’est celle que je connais le mieux !

Choisir un VTT pour le XC c’est relativement difficile, mais plusieurs indicateurs peuvent être identifiables et utilisables pour choisir une gamme. Sachant que, dans une gamme donnée, les marques se valent à peu près.

1. Votre niveau et votre pratique. En répondant à des questions vous pouvez évaluer facilement votre niveau et votre futur pratique du VTT. Ces questions sont :

(a) Je suis plus une sortie par semaine ! (et encore, minimum)
(b) ou une sortie par mois ? (mouais, pas sur non plus)

(a) J’ai un gros passé sportif et le VTT sera un sport dans lequel je veux m’éclater !
(b)J’ai plutôt envie de me remettre en forme et de trouver un sport sympa, sans devoir suivre les sentiers battus !

(a)Par tous les temps, tout le temps
(b)Avec des amis en balade tranquille, sympa et nature.

2. Votre budget, (ces groupements sont issus de mon expérience, et de rien d’autres, n’hésitez pas à me faire partager la vôtre) notez qu’il FAUT garder environ 160 € pour l’équipement):

(a) 0 à 699
(b) 700 à 1499
(c) > 1500

Et en résumé, si vous avez un maximum de (a) à la première question, vous allez aller vers une pratique sportive, plus de (b), vers un pratique à la limite du VTC (Vélo tous Chemins, le B-Twin de Décathlon en est un superbe exemple), avec lequel il faudra éventuellement trancher. En question subsidiaire, le budget va déterminer un peu votre étendue de choix, et de plaisir (par analogie, on peut dire qu’il est toujours plus agréable de s’entrainer au pilotage avec une Porshe qu’avec une Clio sport !).

D’abord, votre choix pour le VTT plutôt que le VTC se résume à ceci : est-ce que je vais aller pédaler hors des sentiers battus, sur des terrains avec des cailloux, dans des descentes assez rapides… ? Si la réponse à une de ces questions est oui, alors c’est un profil type VTT qu’il faut, si c’est non, partez sur un VTC (et passez à la suite sur l’homme et son équipement !)

Avant de partir en courant chez votre vendeur, il faut savoir que :

  • faire évoluer un VTT c’est très cher, bien plus que d’acheter dès le départ un bon VTT, alors il faut y penser à deux fois avant d’éliminer un VTT qui coûte 100 € de plus mais qui a une fourche bien meilleure ! (j’en sais quelque chose, c’est une erreur que j’ai commise, faute de budget par rapport à ma pratique).
  • Les freins à disque à câbles, même très corrects sont une source de petits soucis. A proscrire. De même, il vaut mieux de bons freins type « V-brake » que de mauvais freins à disques hydrauliques (c’est pas pour rien que les VTT sont montés avec des V-brake et pas en disques pour les JOs !).
  • Cadre semi-rigide ou tout suspendu ? Bonne question. C’est principalement votre budget qui va déterminer cela, un « vrai » tout suspendu ne coûte jamais moins de 900 € environ. Les plus ? Plus de confort, on commence d’avoir l’inconvénient du pompage (les suspensions absorbent une partie de l’effort que vous fournissez pour avancer) équilibré par un gain d’adhérence. Les moins ? Un peu plus lourd (mais bon… c’est si vous recherchez la performance et le poids), un peu plus d’entretien, et beaucoup plus cher.
  • Le débat tubeless vs tubetype (sans chambre à air vs avec chambre à air) fait encore rage. Je suis personnellement passé au tubeless (grâce -ou à cause… – de soldes monstres sur une paire de jantes), j’aime beaucoup le gain de confort (je roule sur un semi-rigide), d’adhérence et de fiabilité (avec du préventif dans les pneus), mais regrette le prix élevé (comptez 40 à 70 € par pneus, en bref, s’il ne me fait pas 2 saisons, je suis ruiné).
  • Les pédales automatiques ne sont pas un luxe. Elles demandent effectivement une phase d’adaptation – je me rappelle de quelques chutes mémorables d’ailleurs. Mais elles apportent un véritable plus, que ce soit sur la facilité à pédaler, la puissance transmises, ou le sentiment de sécurité, notamment sur certaines descentes cassantes.

En dehors de ces quelques conseils, c’est surtout votre budget qui va déterminer votre VTT, sachant qu’une pratique vraiment intense et sportive aura nécessairement besoin d’une machine un peu plus performante que de la petite randonnée entre amis.

En clair :

Profil (b), budget (a).

LaPierre TECNIC 300

Je vais faire de la petite randonnées entres amis, mais je veux aussi m’amuser un peu. Pourquoi ne pas partir sur un vélo de la gamme Scott, Aspect, ou LaPierre Tecnic ? Pour ne citer QUE ses deux grandes marques (parce qu’il y en a, des marques).

Profil (a), budget (b).

Je fais au moins deux sorties par mois, de plus de 2h00, j’aime pédaler fort, et m’éclater pour revenir exténué. Partir, en restant sur les même marques,histoire de voir la différence, sur un Scott Scale, ou un LaPierre Pro Race

Scott Scale 80, modèle 2008

Si votre budget est sensiblement plus élevé (c), alors deux options. Gardez un peu d’argent, pour de l’équipement, des accessoires… Ou alors pourquoi ne pas partir sur un VTT tout suspendu, genre Lapierre XC, ou Scott Spark.

Petite parenthèse sur les VTT Décathlon, et en général, distributeurs sportifs (Nakamura (Intersport), Go-sport…). Je n’ai eu que des retours positifs sur leurs sujets. Je fus à mes débuts l’heureux propriétaire d’un Rockrider 500 (Décathlon) qui roule toujours pour m’emmener au boulot, ma chérie ayant un B-Twin 5 (Décathlon, VTC), j’ai pu l’éprouver un peu, c’est une belle machine. Seul inconvénient : l’entretien, qui est fait dans des centres, soit, en généra, d’une à deux semaines sans votre vélo ! Je pense qu’il en va de même chez Go-Sport. Pour Intersport, dans celui d’à côté, un technicien compétent s’occupe de mon Scott. Donc pas d’attente ! (Et ça c’est un plus)

Maintenant que l’on a bien parler de votre véhicule, on va parlez de vous.

Ce qu’il faut savoir sur l’humain qui pédale

Il s’agit plus d’avoir du bon sens qu’autres choses :

  • Ne cherchez pas à faire une sortie de 4h00 dès le premier jour et sans un minimum d’entrainement (la méthode Lafay (proteo system) étant vraiment, pour moi, un must) et d’équipement. Allez-y progressivement, et faites-vous plaisir !
  • Ne partez pas bille en tête, prenez le temps de vous échauffer en y allant tranquillement au début, et en accélérant petit à petit (éventuellement, étirez-vous à la fin).
  • Pensez à vous hydrater, surtout s’il fait chaud, une gourde ou une poche à eau, cela fait partie de l’équipement obligatoire ! Boire une gorgée souvent (et avant d’avoir soif), pas beaucoup d’un coup, pas d’eau froide ou avec des glaçons, pas besoin de boissons machins truc, ou super bidules, au moins au début. De l’eau, avec éventuellement un peu de sucre et (plus rarement, et en cas d’effort vraiment long) de sel. Pour ceux qui doutent, voir ici. Le risque est grand, faites attention.
  • Évitez de partir seul et sans téléphone ! Surtout si vous débutez. N’hésitez pas à donner votre parcours à vos proches si vous partez seul malgré tout.
  • Ne partez pas à jeun, ou après une rude soirée. Attendez d’être opérationnel.
  • Ne partez JAMAIS SANS CASQUE !

Maintenant que les quelques règles de bases vous concernant sont exprimés, un petit mot sur votre équipement.

L’équipement du VTTiste

L’équipement lui aussi à bien évoluer ces dernières années, et il est devenu abordable, en partie. Il vous faut, soit sur vous, soit dans un sac à dos ou une sacoche pour vélo :

Pilotes en pleine course de XC, avec équipement complet
              • Poche à eau ou gourde (environ 1 litre par heure pour une randonnée soutenue s’il ne fait pas trop chaud (20°C)), j’ai le premier prix de décathlon (j’aime beaucoup pour l’équipement la majeure partie des liens pointe chez eux) à 15 € et ça va très bien.
              • Pas de une housse en gel, un bon short de VTT ou un cuissard. – comptez 50 € pour un bon cuissard, 30 € pour un bon short.
              • Mitaines ou gants, obligatoire, il s’agit de votre garantie contre les ampoules, les douleurs aux mains ou aux poignets, comptez une vingtaine d’euros.
              • Une paire de lunettes. Là aussi obligatoire, particulièrement en cas de randonnées rapides. Elle protèges les yeux des graviers, branches, et autres que vous allez obligatoirement rencontrer. Comptez de 10 à 500 € (attention, à ce prix là vous avez des lunettes machin truc à verre martien polarisant – j’ai personnellement une paire de lunette basique à 20 € avec 3 verres interchangeables. J’ai aussi eu une mauvaise expérience avec un premier prix très fragile qui n’a pas fini une saison).
  • UN CASQUE et je le précise, ne partez jamais sans ce dernier – pour la petite histoire, lors d’une descente, assez facile en plus, un ami a vu sa roue avant coincée dans un nid de poule. Il est partit en soleil et à littéralement giclé par dessus son vélo. Il est retombé tête première par terre, sur un caillou bien saillant. Il s’est relevé, le casque est presque tombé, coupé en deux. Je vous laisse imaginer s’il avait été sans… Comptez de 30 à 400 € (idem que pour les lunettes… J’ai personnellement un bon casque à 40 € qui me va très bien, et s’ajuste bien à ma tête, essayez-le avant d’acheter).

    Caque et lunette - obligatoire

  • Le T-shirt de VTT est facultatif, c’est surtout parce qu’il sèche vite et est respirant. Un T-shirt de sport classique fait bien l’affaire !
  • Si vous avez opté pour les pédales automatiques, comptez entre 50 et 100 € pour une paire de chaussure.
  • Le matériel nécessaire pour réparer une crevaison, ou une chaîne qui casse, à savoir un kit rustines (moins de 10 € avec colle, rustines, démontes pneus et toile émeri), une petite pompe (une vingtaine d’euros), voir une chambre à air de secours (3 €) et un simple dérive chaîne, voir une chaîne de secours.
  • Un kit de premier secours, en espérant ne jamais en avoir besoin. J’ai dans le mien, une paire de gants, de la bande, une pince à épiler, du désinfectant, des sutures rapides, une petite paire de ciseaux de la gazes et du sparadrap. Comptez de 10 à 20 €.

Tout cet équipement (y compris une paire de chaussures) vous aura coûté environ 160 €.

Quelques liens et références (je ne remets pas les liens vers Scott, LaPierre):

Le web 15 ans déjà… et après ?

J’ai eu le privilège de me voir offrir ce livre par son auteur (mais je ne l’ai pas encore fait dédicacer malheureusement). Le minimum que je puisse faire, dans ce cas (à part de le lire…) c’est d’essayer d’en faire une critique !

Alors allons-y ! J’ai commencé par chercher quelques critiques sur le net, mais étant victime d’un mal de tête carabiné et d’une flemme particulièrement violente, j’en ai trouvé quelques-unes, mais à quoi bon finalement, je voulais faire la mienne!

Commençons… Je vais d’abord m’attarder sur les banalités, avant de faire une courte (cf. raisons ci-dessus) critique.

Le livre est vraiment facile à lire, et ça c’est bien. Je ne comprends pas trop l’intérêt d’une préface par Louis Schweitzer, si intéressante soit-elle, mais passons, j’aime bien bousculer les « frontières ». Très cohérent dans l’ensemble, le livre se lit presque comme une histoire, ce qu’il n’est pas. On regrette toutefois, un peu, le chapitre sur le système de santé qui fait un peu office d’extra-terrestre au sein du sommaire.

Au delà de quelques coquilles, et de deux (de mémoires) petites erreurs (mais je n’ai qu’une modeste connaissance de cette problématique), je n’ai relevé aucune des bêtises que l’on entend de plus en plus aujourd’hui sur « le vilain Internet qui est la cause de tous les maux de la société ». Et ça, c’est  (aussi…) vraiment une bonne chose !

Maintenant un peu plus sur le fond. Ce n’est pas un livre sur l’internet, son histoire, etc. C’est un livre qui présente, de façon très pédagogique et sans approfondissement les « conséquences » de l’internet sur nos manières de vivre, et puis c’est tout. Alors oui, les personnes qui me ressemblent trouverons vraisemblablement ce livre un peu « simpliste », qui ne « traite pas les problèmes de fonds ». Mais est-ce vraiment son but ? Sincèrement, je ne le pense vraiment pas.

Il s’agit plus d’un livre destiné aux personnes s’intéressant aux problématiques du web (et beaucoup moins de l’internet selon M. Corniou (Internet = infrastructure, Web = contenu). Définitions qui ressemblent un peu, à celles de notre encyclopédie préférée (cf. Internet et Web) et qui entrainent quelques-unes des erreurs que j’évoque (le mail étant une autre application d’Internet que le Web). Ceci étant, dans la définition que M. Corniou nous propose, il ne s’agit pas réellement d’erreur… Mais bon… Quelles définitions choisir ? D’un point de vue assez personnel, je prends celle de Wikipédia (encore discutée sur Internet, moins sur Web), d’autant plus qu’elle est très proche de celle de mon Robert 2007. Alors pourquoi M. Corniou a-t’il créé sa propre définition ?

C’est vraiment pas clair ce que je viens d’écrire, tant pis…

Par conséquent, il ne s’agit pas d’un manuel technique sur l’évolution des réseaux, des langages, etc, mais d’un livre didactique sur le web, très bien écrit et accessible. Une sorte de synthèse éclairée. En bref, il s’agit d’un « must have » pour toute personne s’intéressant, de près ou d’un peu plus loin à l’Internet, et au Web !

PS : une des rares critiques intéressante que j’ai trouvée, sur guideinformatique.com.

[WTF] J’apprends une nouvelle langue dans le coma…

C’est ce qu’on peut lire sur le site du telegrah. Il semblerait qu’une  jeune croate qui avait commencé l’apprentissage de l’allemand, mais qui, selon ses parents, n’était en aucun cas capable de parler couramment cette langue se trouve, après une journée de coma, incapable de parler croate, mais parfaitement capable de s’exprimer en allemand !

Ce n’est pas la première fois que cela arrive conclut le journal, il semble qu’il y ait même eut des cas où les personnes se mettent à parler une langue morte, mais quand même !

J’ai envie de dire :

! WTF !

Ps : en illustration, Babel évidemment !

Dorothée de retour !

Me crevant sur la route en rentrant chez moi, je suis tombé sur Europe 1, et quelle surprise en écoutant un des nouveaux titres de Dorothée qui était invitée chez Drucker ! Steevy était comme un fou, et on comprend pourquoi…
She’s back bordel !

D’ici la fin du week-end, un article plus complet, enfin j’espère !

- Trop de choses à faire finalement, pas d’articles sur Do, mais je vous laisse vous renseigner par vous même ! -

MàJ sur le QR-Code

En lisant un article proposé sur techtrends , et pas du tout similaires à celui que j’ai écrit hein… j’ai trouvé deux liens sympa ici :

Francis Lalanne a parlé

Et ça se passe sur Read Write Web France. Pour la nouvelle édition de la propriété littéraire de Louis Blanc (disponible sur le site de l’éditeur Edysseus, ou sur Wikisource) Francis Lalanne a signé une intéressante préface que je ne peux pas ne pas vous proposer. Il appelle « tous les intellectuels et artistes dignes de ce nom à déclarer hors la loi les mesures visant à corrompre la neutralité des réseaux d’échanges présents et futurs assurant la libre diffusion de la pensée ».

Préface en dessous.

Pour la libre diffusion de la pensée :
appel au « droit de résistance à l’oppression »

Extrait du Préambule à la Déclaration des Droits de l’âme par Francis Lalanne.

Dans un monde libre, il n’est pas de droit sans devoir.

Le droit d’auteur ne peut donc être exonéré de devoir.

À l’heure où le droit d’auteur est au centre du débat sur la liberté d’accès à la culture, il convient de rappeler aux auteurs quel est leur devoir.

Dire à ceux qui dans le monde artistique ont bénéficié d’une marchandisation sans précédent de la création sous toutes ses formes que si le destin de l’art aura été un temps de devenir lucratif, la finalité de l’art n’a jamais été de faire de l’argent, mais bien de produire de la conscience.

Dans ce contexte, il est du devoir de l’auteur de ne pas faire obstacle à la libre circulation de cette conscience. Produire de la conscience, de la réflexion, du divertissement au sens pascalien du terme, et incidemment du plaisir, du bien-être intellectuel, ne peut et ne doit donc pas conférer à la société le droit de persécution sur les citoyens à qui la République doit garantir le libre accès à la culture comme à l’air que l’on respire, à l’eau que l’on boit, à la terre que l’on foule…

Toute tentative ayant pour objet d’entraver le libre accès à la culture au nom du droit de ceux qui contribuent à la produire, est une violation pure et simple des devoirs de l’homme par abus de ses droits, et en conséquence relève de l’oppression.

Étant entendu que le droit d’auteur ne peut être opposable aux droits de l’homme, nous voulons proclamer ce qui suit. Toutes les lois visant à initier de manière contraire aux principes élémentaires de la République française une répression tyrannique sur la libre diffusion de la pensée, sont tout simplement en contravention avec ces droits supérieurs au droit d’auteur que sont les droits de l’Homme.

L’action de tous ceux qui se lèvent aujourd’hui pour s’opposer aux mesures liberticides imposées par les détenteurs du pouvoir économique, avec le soutien des artistes qui leur sont désormais soumis, découle de la stricte application du droit fondamental que constitue l’article 2 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 annexée à la constitution du 4 octobre 1958, à savoir : « le droit de résistance à l’oppression ».

Quant au droit de propriété, qui est également un droit de l’homme, il ne peut être opposable de manière certaine au droit d’être un homme. Surtout lorsqu’il s’agit de propriété intellectuelle.

Car la fixation du droit intellectuel est en elle-même une atteinte raisonnée aux droits humains, dans la mesure où le droit de se servir de ses oreilles pour écouter par exemple, ou de ses yeux pour voir, ne peut être contraint par une entreprise humaine quelle qu’elle soit. Cela sans remettre en cause le premier de tous les droits de l’homme : celui d’être un homme, c’est-à-dire de jouir pleinement des facultés humaines que la nature lui confère, et dont l’usage des cinq sens est la fonction vitale élémentaire.

Le fait de procéder librement et gratuitement à la fixation d’un élément activant l’un des sens pour animer la conscience de l’être humain ne peut être considéré comme un vol, car de même que la liberté des uns s’arrête à la liberté des autres, la limite de la propriété intellectuelle doit s’arrêter là où commence la liberté d’en jouir.

De même, il reste à établir ce qui dans une pensée est la part qui appartient à celui qui pense, et celle qui appartient à ceux qui l’ont inspiré. Il revient donc à chacun de considérer que la transaction qui aboutit à la création du droit intellectuel ne peut se substituer aux principes essentiels et constitutifs de la personne humaine. Car nul ne peut dire comment l’idée advient à l’entendement, et nul de ce fait n’a le droit de circonscrire la conscience, au point de réduire sa valeur à celle de l’argent. La valeur vénale de l’art doit donc demeurer une valeur facultative à débattre et non une valeur imposée.

Ainsi, la morale doit donc établir que n’étant pas soumise aux seules lois du marché, la convention sur le droit intellectuel doit être régulée par la conscience humaine sans que l’intérêt particulier ne prévale sur l’intérêt général. Comme l’écrivait Jean-Etienne-Marie de Portalis, fondateur du droit civil : « La loi est faite pour les hommes et non les hommes pour la loi. » A ce titre, aucune loi fût-elle issue de la société des hommes ne peut légalement s’opposer au droit humain.

Voilà pourquoi j’appelle, par la présente, tous les intellectuels et artistes dignes de ce nom à déclarer hors la loi les mesures visant à corrompre la neutralité des réseaux d’échange présents et futurs assurant la libre diffusion de la pensée et qui, en ce début de XXIème siècle, participent du droit humain à la liberté.

L’art est comme l’air, il est l’air de l’esprit. L’être humain n’a pas plus à payer pour l’air qu’il respire que pour l’art qui l’inspire : il doit être établi que l’art est un droit de l’âme.

Fait pour valoir ce que de droit,
au Soleil, 136 bd de Ménilmontant,
à Paris, le 26 août 2009

Vous avez dit gaspillage ?

NB : article non relu, mais j’avais envie de le publier rapidement, désolé par avance pour les fautes et les coquilles que je supprimerai.

Faisant suite à un article lu via la conscience de mon ami Bux, je vais me permettre d’ajouter ma pierre à l’édifice nécessaire de la dénonciation pour aller vers un monde plus rationnel, logique, intelligent, durable… Appelez cela comme vous voulez, mais c’est nécessaire !

Mais avant tout, une petite parenthèse sur cet article que j’ai longtemps hésité à écrire. En effet, formaté que je suis par les anciens médias, je me suis dit que ce genre d’article n’était pas dans ma « ligne éditoriale ». Mais c’est quoi au juste cette « ligne éditoriale » qui me semblait si important de respecter ? Si je me réfère à mon Petit Robert, ce serait un article qui émane de la direction d’un journal, d’une revue et qui définit ou reflète une orientation générale (politique, littéraire, etc.). J’ai quoi comme orientation générale ? Une morale ? Une envie ? Je ne pensais faire que des billets sur ma thèse, la technologie, etc… Mais pourquoi me séparer ? Pourquoi me couper, me réduire, me limiter d’une certaine manière, alors que je suis un tout ? Alors finalement ce sera un blog comme tous les autres, où je parle de tout, et peut être, surtout, de rien ? Je peux maintenant fermer la parenthèse et reprendre l’article sur le gaspillage.

Dans l’interview de cette personne s’occupant du replissage d’un rayon légumes d’une grande surface, on peut lire différentes choses qui choqueront peut-être certains d’entres vous, sauf si vous y avez travaillé. C’est d’ailleurs ce point qui est important, j’ai aussi travaillé en grande surface (Géant Casino), mais aussi pendant quelques temps pour une grosse chaîne de restauration rapide qui s’appelle McDonald’s.

Quand je travaillais en grande surface, j’exerçais une fonction très particulière, celle de l’ouvrier de base qui est chargé, entres autres, de remplir les rayons que les gens avides vont vider (Employé Libre Service, ou ELS). Je l’ai fait dans pas mal de rayons, des lessives jusqu’aux chocolats.

Et le discours de la personne interviewée est saisissant, prenez cela :

Il m’est déjà arrivé de jeter plusieurs kilos de navets que les gens n’hésiteraient pas à acheter, mais mon patron s’en fout royalement. (…) Une carotte qui n’est pas entière va se retrouver à la poubelle car personne ne la prendra, pareille pour les champignons de Paris un peu oxydés, les salades trop petites, les endives mis sur l’étalage le matin même mais dont les feuilles ont verdi par la lumière…

Remplacez les noms d’aliments par d’autres, que ce soit pains aux chocolats, yaourts, fromages… et le discours sera toujours vrai !

Cela représente plusieurs centaines de kilos par jour que l’on jette ;

Aucun doute là dessus, et amusons-nous ! Ajoutons à cela la quelques centaines de kilos de produits laitiers, pâtissiers… multipliez-le par le nombres de grandes surfaces et imaginez ! En faisant un calcul arbitraire, faux mais néanmoins intéressant, en prenant 50 kg par grande surface pour être raisonnable, et 1432 hypermarchés (mettons de côtés les super et autres !). On obtient donc un chiffre reflétant sans aucun doute nombres d’initiatives locales de « développement durable » (comment ose-t’on dans ce cas précis garder ce nom ?) :

…1432×50=71600…

Plus de 71 tonnes de nourriture consommable sont donc jetées chaque jour… Qu’est ce que ça représente 71 tonnes ? 71000 boites de raviolis… Mais encore, parce que je ne sais pas vous, mais moi j’ai beaucoup de mal à concevoir des nombres aussi gros… 10 éléphants, chaque jour on jette l’équivalent en poids d’une dizaine d’éléphants… Je pense qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus…

Et ma pierre à l’édifice c’est quoi ? De confirmer ce qu’a dit ce Monsieur ? En partie, mais je vais aller plus loin en parlant de ma modeste expérience chez « McDo ».

J’ai travaillé 9 mois dans ce restaurant, j’ai aussi eu la « chance » de participer à une modernisation complète de la cuisine et à quelques visites de certifications par McDonald’s France. Et c’est en particulier sur ce point que je voudrai revenir (notez que j’ai aussi travaillé dans un autre restaurant où le gaspillage était énormément moins présent). Nombreuses recherches en management vous le dirons, il y a d’un côté la théorie et de l’autre la pratique.

Au quotidien la gestion d’un Mc Do s’apparente plus à une somme de micro-ajustements (enfin micro…) par rapport aux « procédures », que ce soit au niveau de la production, du nettoyage et autre. Et donc, quand Mc Do France arrive, il faut, en revanche, bien utiliser les procédures, respecter ce qu’ils appellent « un niveau de production » (la quantité de nourriture à faire sur les différents postes et à avoir en permanence dans le « bin » (l’armoire où sont stockés les sandwichs chauds). Sauf que sans ajustements permanent et extrêmement contraignant du logiciel (par rapport au fait de reposer sur la capacité de la personne en charge de la cuisine à gérer sa production) à la production locale, ce dernier balance des chiffres incohérents. Du coup, lors d’un seul passage sur une seule demi journée, j’ai personnellement compté et jeté l’équivalent de 5 sacs de 100 litres (les gros sacs poubelles noirs) remplis de sandwichs fraichement cuisinés (environ 12 minutes, qui est le seuil maximum théorique de conservation du sandwich dans le bin).

Je n’en dirai pas un mot de plus, je précise que (pour ma conscience ?) c’est cet évènement qui est en grande partie responsable du fait que je démissionnais quelques semaines plus tard. Et petit rappel sympa sur le cas de Rémi Millet (que je salue !) licencié de chez Mc Do pour avoir donné son propre repas à un SDF (qui a gagné son procès) !

Et je suis sur que l’on pourrait aller très très loin de cette manière pour démontrer à quel point notre espèce est vraiment débile et exploite totalement de travers, à mon sens, ses capacités de réflexion. Mais à court terme, en plus de réfléchir à consommer local, intelligent, et utile, je reprends l’expression de cet employé de grande surface qui dit simplement:

Il faudrait réapprendre aux gens à consommer autrement, à ne pas se fier simplement à la forme et la propreté du légume par exemple.